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la France va-t-elle en finir avec son monopole national des jeux

Pour Eric Woerth, ministre du Budget, il était temps de mettre fin aux paris illégaux, et d’organiser la libéralisation des jeux d’argent sur Internet. Interview exclusive par L’express.

Cette fois, la décision est prise. Pourquoi la France va-t-elle en finir avec son monopole national des jeux ?

Cette ouverture est une réponse pragmatique à une situation qui ne peut plus durer. Depuis plusieurs années, une offre massive et illégale s’est développée sur Internet. Et, contrairement à ce qui se passe dans le cas du monopole public et des casinos, ces sites ne sont ni contrôlés ni régulés.

Est-ce dangereux ?

Une grande partie de ces sites ne vérifie pas l’âge des joueurs, ou alors uniquement s’ils gagnent… Cela signifie concrètement que, chaque jour, des mineurs peuvent perdre des sommes très importantes. Ce n’est pas acceptable. C’est la raison pour laquelle nous proposons au Parlement d’ouvrir à la concurrence, sur Internet, les paris sportifs, les paris hippiques et certains jeux de cercle des casinos et poker. Nous voulons créer une offre légale, régulée par les pouvoirs publics. Ouvrir, c’est plus de sécurité, plus de protection.

Ne risque-t-on pas de multiplier le risque d’addiction, en particulier chez les jeunes ?

Là encore, la pire des situations est celle que nous vivons. L’offre illégale ne participe pas à l’indispensable effort d’encadrement du jeu et de prévention des addictions. Le projet de loi impose des règles claires : chaque opérateur devra notamment interdire le jeu aux mineurs, limiter les mises des joueurs et, surtout, être intégré à un réseau de prise en charge téléphonique des joueurs à problèmes, organisé par la puissance publique.

Comment s’assurer que cette libéralisation ne sera pas utilisée pour blanchir de l’argent ?

Pour obtenir une licence, les opérateurs devront donner des garanties sur la transparence de leur actionnariat et ne pas être établis dans un paradis fiscal.

L’État tirera-t-il un bénéfice de cette nouvelle organisation ?

L’État français ne cherche pas à tirer de bénéfice, mais à sortir d’une situation intenable dans laquelle l’ordre public et l’ordre social sont fragilisés. Mieux protéger les joueurs, améliorer la prévention de la dépendance aux jeux, mieux préserver l’éthique du sport et du monde hippique, voilà les vrais bénéfices attendus.

Quel avenir pour la Loterie nationale et les jeux de grattage ?

Les jeux de loterie, c’est-à-dire les jeux de tirage et de grattage de la Française des jeux (FDJ), resteront sous monopole.

Quelle place sera réservée aux exploitants de casino ?

Pour eux, la situation actuelle, marquée par la concurrence déloyale d’une offre illégale, n’est pas acceptable. Comment les casinotiers français pourraient-ils admettre que des sites, souvent établis dans des paradis fiscaux, ne paient pas d’impôts et, ne respectant pas les mêmes règles, leur prennent des parts de marché, comme c’est le cas aujourd’hui ? Le projet va en outre les aider à trouver de nouveaux relais de croissance sur Internet. A l’évidence, leur réputation et leur expérience leur donnent des atouts solides pour devenir des acteurs incontournables de ce nouveau marché.